Politique

RFI Afrique – En Mauritanie, dernière ligne droite avant la présidentielle du 29 juin 2024. En tout, sept prétendants sont en lice.

En ligne de mire, une possible seconde alternance démocratique depuis l’indépendance de la Mauritanie, ou bien la réélection du président sortant Mohamed Ould Ghazouani, candidat à sa propre succession. Les candidats qui font campagne depuis une dizaine de jours rentrent peu à peu à Nouakchott.

Dans le quartier central de Tevragh Zeina, pas très loin du stade olympique de Nouakchott en Mauritanie, partout, le long de l’avenue principale, on voit des tentes blanches et des portraits géants des candidats à l’élection présidentielle.

Pour l’heure, tout est calme. Ces tentes s’animent surtout la nuit. Pas vraiment pour des discours sur les programmes, mais plutôt des soirées festives et musicales pour lesquels les partisans des différents candidats se réunissent.

Dans l’hyper centre, c’est l’omniprésence du candidat du pouvoir qui interpelle. Un peu partout sur des façades ou le long de la route se dressent des portraits géants du président sortant Mohamed Ould Ghazouani, candidat à un second mandat. « Prêt pour votre soutien, en reconnaissance et fidélité », peut-on lire en arabe et en français sur les affiches de celui qui fait campagne autour de la sécurité dans une région instable et l’emploi des jeunes.

L’opposition est par contre quasi invisible. Seul le parti islamiste Tawassoul, a dressé une tente et un portrait géant de leur candidat Ould Sidi el Moctar au centre-ville.

Du côté du militant des droits humains et figure de l’opposition, Biram Dah Abeid, arrivé deuxième en 2019, on dit miser cette année plutôt sur les réseaux sociaux et sur le porte-à-porte dans les quartiers et le reste du pays.

En tout cas, parmi les personnes croisées en centre-ville, règne une certaine résignation. Quant à l’issue du scrutin, « Ghazouani a droit à un second mandat, il va l’avoir », confiait à RFI un Mauritanien sorti acheter sa baguette. « Je vais voter pour le changement, mais je ne crois pas que ça va marcher », expliquait un autre, avant d’ajouter « Quand les militaires ont le pouvoir, ils le lâchent difficilement ».

Et d’ici jeudi 27 juin, dernier jour de campagne avant le scrutin de samedi, chacun des sept candidats doit encore organiser son grand rassemblement de clôture à Nouakchott.

Avec notre envoyée spéciale à Nouakchott,
Léa-Lisa Westerhoff

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